Jardins de la voie romaine
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Sur la route de l’entrepreneuriat social – entretien croisé

Créée en 2010 sur un délaissé autoroutier avec le soutien de VINCI Autoroutes, l’association Les Jardins de la voie romaine qui conjugue maraîchage biologique et insertion professionnelle est devenue un acteur social majeur du Loiret. C’est aussi l’histoire de la rencontre entre un entrepreneur inspirant, Timothée Huck, et la volonté de VINCI Autoroutes d’agir en partenaire des territoires. Entretien croisé. 

Qu’est-ce que les Jardins de la voie romaine et comment est née cette initiative écologique et sociale ? 

Marc Bouron, directeur général adjoint de VINCI Autoroutes

En 2009, à la fin de la construction de l’A19, nous nous posions la question de l’avenir d’un délaissé autoroutier de six à sept hectares. L’idée d’y faire du maraîchage biologique a tout de suite émergé. Avec l’appui de la Fondation VINCI pour la Cité et du Réseau Cocagne, nous y avons rapidement ajouté le principe d’une action d’insertion professionnelle. Nous avons créé l’association Les Jardins de la voie romaine en 2010. Aujourd’hui, Timothée Huck est clairement l’artisan du développement de l’association qu’il a réussi à placer au cœur des politiques sociales du département du Loiret. 

En situation difficile, les personnes que nous accueillons évoluent positivement en quelques semaines !

Timothée Huck, directeur des jardins de la voie romaine

Timothée Huck, directeur des Jardins de la voie romaine

Timothée Huck, directeur des Jardins de la voie romaine

Les Jardins de la voie romaine, c’est un projet de territoire mêlant insertion et écologie. Dans cette ferme de cinq hectares aux abords de l’autoroute A19 sont produits plus de 120 tonnes de légumes biologiques par an, par des personnes en situation d’insertion. Victimes silencieuses d’une ruralité sinistrée, ceux que nous accueillons sont orientés vers l’association par les acteurs sociaux locaux et s’engagent à travailler dans le maraîchage et à construire un projet professionnel. Souffrant d’isolement et la plupart du temps en situation de renoncement sur leur capacité à faire, ces personnes évoluent positivement en quelques semaines à leur arrivée aux Jardins : on le voit d’abord sur leur visage et dans leur regard.

Rencontre avec les Jardins de la voie Romaine
Serre des Jardins de la voie romaine
Vente de produits des Jardins de la voie romaine

Quelle forme a pris le partenariat entre VINCI Autoroutes et les Jardins de la voie romaine ? 

Marc Bouron :

VINCI Autoroutes et la Fondation VINCI pour la Cité ont activement participé au montage du projet et VINCI Construction a aidé à la conception du bâtiment. Ensuite, c’est un véritable mécénat de compétences qui s’est mis en place. Nos services juridiques ont assuré un accompagnement important pour la création des statuts et la gestion de la gouvernance de l’association. Dernièrement, un de nos contrôleurs de gestion est venu les épauler, et nos équipes en ressources humaines sont aussi sollicitées. Enfin, les agents routiers viennent régulièrement apporter un appui technique ou simplement donner un coup de main !  

Timothée Huck :

En plus du mécénat de compétences, VINCI Autoroutes et la Fondation VINCI pour la Cité nous ont soutenus dès le début du projet avec une aide financière notable. Nous avons eu la chance de bénéficier de leur soutien, car développer un tel projet n’était pas facile dans un territoire où les relais de l’action sociale sont parfois insuffisants. C’est sur la base de la confiance que nous avons bâtie notre relation. 

Pourquoi êtes-vous fiers de cette initiative ? 

Marc Bouron

Certains acteurs publics étaient surpris de voir notre entreprise s’intéresser à de telles problématiques, or ce partenariat accentue notre ancrage territorial. Il montre à quel point l’implication des entreprises privées peut apporter beaucoup à ce type d’association sur les aspects de mécénat de compétences dans le cadre du montage de projets.

Ce partenariat accentue notre ancrage territorial et donne du sens à notre travail !

Marc Bouron

Marc Bouron, directeur général adjoint de VINCI Autoroutes

Timothée Huck

Dans des territoires difficiles, il faut des espaces pour créer quelque chose de nouveau où l’immatériel – l’entraide et la fraternité – prend toute sa place. Je suis particulièrement fier de ce projet qui récolte les fruits – ou plutôt les légumes – qu’il a semés : en 2021, nous affichions un taux de retour à l’emploi ou d’entrée en formation de 75 %, dépassant largement la moyenne nationale de 50 %. 

Aujourd'hui, les Jardins de la voie romaine c'est :

4

lieux à vocation agricole et sociale dans le Loiret

100

salariés, dont 70 en insertion